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Trios Bibliques





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Trios bibliques SPGC - présentation
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Le Carême est un temps de conversion qui nous prépare à la fête de Pâques. L’écoute individuelle et communautaire de la Parole de Dieu est au cœur de la démarche spirituelle de ce temps de grâce. 

Cette année encore, je vous propose de vous réunir en petits groupes de trois personnes (éventuellement quatre), à domicile, pour un temps hebdomadaire de partage biblique. 

Le principe de ces « trios bibliques » est simple : 

Un trio se réunit une fois par semaine, au jour et dans le lieu que vous choisirez, de la première semaine de Carême (ou la seconde, si vous quittez Paris pendant les vacances) jusqu’à la semaine (ou octave) de Pâques (soit : six ou sept semaines).

Les réunions durent une heure et suivent un déroulé précis, expliqué au dos de cette feuille. 

Comme l’année dernière, vous pourrez, ou bien méditer sur l’évangile des dimanches de Carême jusqu’à la semaine de Pâques (parcours A), ou bien méditer sur six récits de miracles selon saint Jean (six « signes ») qui tracent un itinéraire spirituel, (parcours B).

 L’objectif de ces trios est de vivifier notre foi à la source vive de la Parole de Dieu. Il est aussi missionnaire : inviter un proche, un voisin, chrétien non pratiquant ou non chrétien, à découvrir Jésus Christ à travers la Bible et l’expérience d’une charité fraternelle vécue. 

Père Jacques de Longeaux

 


Organisation : la constitution d’un « trios bibliques »

Elle est laissée à la libre initiative de chacun.

 

Trois paroissiens peuvent s’entendre pour former un trio. Des membres d’une même famille peuvent constituer un ou plusieurs trios. Une personne peut prendre l’initiative d’en inviter deux autres : des voisins d’immeuble, des amis, des connaissances. Nous demandons à ces trios de se faire connaître à la paroisse. Cela permet de communiquer entre nous et de répondre à d’éventuelles questions qui pourraient émerger des échanges.

 

Les personnes seules qui souhaitent rejoindre un trio s’inscrivent à la paroisse, soit sur le site, soit sur un formulaire mis à votre disposition sur les présentoirs dans l’église et à l’accueil. Nous nous chargerons de les mettre en contact avec deux autres.

 

 

Préparation et déroulement de la réunion

 

Avant la réunion, la préparation individuelle

 

Avant la réunion, il est indispensable de prendre le temps d’une lecture lente du texte et d’une méditation silencieuse personnelle. L’image traditionnelle de la méditation est celle de la rumination du texte. On peut s’arrêter sur un mot, une expression qui nous touche ou nous interroge. Ou bien, imaginer la scène, regarder les personnages, entendre ce qu’ils disent, se représenter leurs réactions, etc. On peut même en apprendre une partie par cœur. Le texte de l’Ecriture entre ainsi progressivement en soi.

 

Il est très important pour le bon déroulé de la réunion que chacun ait préparé ce qu’il va partager. Il est suggéré de l’avoir noté dans un carnet. Cela évite d’avoir à penser à ce que l’on va dire plutôt que d’écouter ce que dit la personne qui parle avant soi.


Déroulement de la rencontre : Au début de chaque réunion, nommer un responsable du temps.

 

1 2mn Prière à l’Esprit Saint  

2 10mn Temps d’échange sur la semaine écoulée : un événement, une rencontre, une nouvelle, une intention de prière, etc

3 2mn Lecture lente et à haute voix du texte

4 30mn  Temps de Partage. Il comporte trois « tours de table ». Chacun s’exprime dans un climat d’écoute et de recueillement.

 

Premier tour de table :

Qu’est-ce qui m’a particulièrement touché dans ce texte et pourquoi (un mot, une expression, une attitude de Jésus, etc.) ?

10 mn : 3 x 3 mn + 1mn de silence

Deuxième tour de table :

En quoi ce texte éclaire-t-il ou questionne-t-il ma foi en Jésus ?

10 mn : 3x3 mn + 1mn de silence

Troisième tour de table :

Quelle traduction concrète ce texte peut-il avoir dans ma vie de tous les jours ?

10 mn : 3x3 mn + 1mn de silence

A noter pour  les trois tours :

· Les temps de parole ne doivent pas excéder 3 mn (on peut utiliser un sablier).

· On prévoira une minute de silence entre chaque tour de table, si bien que le temps du partage ne dépassera pas 30 mn.

· On veillera à s’écouter, à ne pas intervenir quand l’autre parle. Il ne s’agit pas d’entrer dans une discussion, mais de se laisser instruire par l’Esprit Saint.

 

5 10mn Échange à partir du partage : chacun peut dire ce qui l’a frappé dans ce que les deux autres ont dit.

6 2mn Prière finale

 

Durée totale : une heure

 

NB : chacun s’engage à respecter la confidentialité des échanges. 

 

Parcours A - A partir des évangiles des dimanches de Carême

Chaque semaine, nous vous invitons à méditer et partager sur l’évangile du dimanche passé.

 Première semaine . 18-24 février

Mc 1, 12-15. Les tentations au désert.

Le combat spirituel

Jésus va au désert où il est tenté par Satan et servi par les anges. Puis il commence à proclamer l’évangile et appelle à la conversion. Jésus est victorieux pour nous du Tentateur. Il fait de nous des combattants. Avec lui nous pouvons affronter le mal. Quel est le combat spirituel que Jésus m’appelle à mener pendant ce carême ?

 

Deuxième semaine. 25 février-2 mars

Mc 9, 2-10. La Transfiguration. Faire mémoire de nos expériences de Dieu.

Un aperçu de la lumière du Ciel éblouit les trois apôtres au moment où ils s’apprêtent à suivre le Christ sur le chemin qui les conduira dans les ténèbres de la Passion. La mémoire de la lumière les soutiendra dans les passes obscures. Il en va de même pour nous. Quelles sont les lumières que Dieu a mises sur mon chemin ? Quelle est mon espérance chrétienne ? Suis-je capable de l’exprimer, d’en rendre compte ?

 

Troisième semaine. 3-9 mars

Jn 2 13-25. Les marchands du Temple. Offrir à Dieu un culte en esprit et vérité

La véritable Temple est le corps de Jésus en qui habite la plénitude de l’Esprit. Le Temple de Jérusalem est une image du Temple céleste. Après la Résurrection et le don de l’Esprit, le culte de Dieu en esprit et vérité pourra être célébré en tout lieu. L’Eucharistie que nous célébrons est « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Au contraire le culte idolâtre cherche à mettre Dieu au service de nos intérêts humains. De quels restes d’idolâtrie dois-je être purifié ?

 

Quatrième semaine. 10-16 mars.

Jn 3, 14-21. Le signe du serpent de bronze. Le salut par la Croix

La Croix du Christ est l’expression suprême de l’amour de Dieu. Elle est aussi le jugement du monde car elle met en lumière le mal dont l’homme est capable. La miséricorde de Dieu est plus grande que le péché de l’homme. La Croix est notre salut. Pendant ce carême nous sommes appelés à faire la vérité sur notre vie. Vais-je laisser la lumière du Christ pénétrer les zones encore obscures de ma vie ?

 

Cinquième semaine. 17-23 mars.

Jn 12, 20-33. Le grain de blé tombé en terre. Mourir pour vivre Jésus est face à sa mort. Son heure est arrivée. Il est bouleversé mais ferme dans sa volonté de mener jusqu’au bout la mission de salut que le Père lui a confiée. Le « prince de ce monde » se croira vainqueur. En fait, il sera jeté dehors. Pour porter du fruit, le grain de blé doit mourir.  Quel petit pas concret Jésus me demande de faire pour dépasser le moi égocentrique et aimer davantage mes proches en vérité ?

 

Sixième semaine. 24-30 mars.

Mc 15, 1-39. Les rameaux et la Passion

Jésus prend sur lui nos souffrances.

Nous suivons Jésus sur le chemin qui le conduit de l’entrée triomphale à Jérusalem jusqu’à sa mort humiliante sur la Croix. Quel est le moment ou l’aspect de la Passion de Jésus qui me touche ou me rejoint ?

 

Septième semaine. 31 mars-6 avril.

Lc 24, 13-35. La Résurrection.

La joie de croire

Jésus est vraiment mort et il est vivant. Le tombeau vide en est le signe. Les apparitions l’attestent. Jésus traverse la mort pour entrer dans la Vie. Notre espérance en la résurrection de la chair et la vie éternelle est fondée sur la résurrection du Christ. Demandons à Dieu la grâce de la foi et de la joie de la foi.

 

 Pour ce parcours, vous êtes invités à écouter l'enseignement du Père de Longeaux après votre rencontre. Peut être répondra-t-il à certaines questions soulevées pendant votre rencontre. https://soundcloud.com/spgc07/sets/cellules-paroissiales


Parcours B : Les signes de Jésus dans l’évangile de saint Jean


Les noces de Cana

(Jn 2, 1-11) 

Premier des signes de Jésus selon saint Jean. L’eau qui sert aux rites de purification est changée en un excellent vin de noces. Bien repérer ce que dit et fait Marie ; ce que dit et fait Jésus ; ce que font les serviteurs ; ce que dit le « maître du repas ». Que signifie ce vin que Jésus donne, alors que le repas de noces est déjà bien avancé dans le temps ?

 

Le fils du fonctionnaire royal (Jn 4, 43-54)

Nous voici de retour à Cana de Galilée. Au premier abord, Jésus semble réticent à répondre à la demande qui lui est adressée. On ne doit pas attendre de sa part qu’il multiplie les prodiges. La vraie foi se passe de preuves. Telle est la foi du fonctionnaire royal. Il croit dans la parole de Jésus sans avoir rien vu. Les guérisons physiques que Jésus opère sont les signes de la véritable guérison qu’il nous apporte : la guérison spirituelle, celle du cœur. La désirons-nous vraiment ? La demandons-nous au Sauveur ? Croyons-nous qu’il peut nous guérir ?

 

Le paralysé de la piscine probatique (Jn 5, 1-15) 

Le paralysé passe d’un lieu de superstition païenne au Temple du Dieu unique. Porter son brancard le jour du sabbat contrevient à la règle de ne faire aucun travail. Si Jésus l’ordonne au paralysé c’est pour qu’il soit un signe de l’œuvre de Dieu et de sa puissance de salut. Ainsi Jésus accomplit le sens profond du repos sabbatique qui est d’interrompre ses activités pour travailler à l’œuvre de Dieu. Comment puis-je davantage travailler à l‘œuvre de Dieu dans ma vie et autour de moi ? Quelles sont les paralysies qui m’entravent ?

 

La multiplication des pains et la marche sur la mer (Jn 6, 1-21 )

Le signe de la multiplication des pains évoque Dieu qui nourrit son peuple au désert avec la manne. Mais plus encore, il anticipe l’institution de l’Eucharistie, que les chrétiens célébreront en mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus. De même, la marche sur les eaux prendra tout son sens à la lumière de la résurrection. La réaction des disciples dans la barque préfigure ce qu’ils vivront pendant la Passion et ce qu’ils ressentiront à la vue de Jésus vivant. Ce n’est pas un fantôme qu’ils voient mais bien Jésus vainqueur du mal et de la mort. Comment vivons-nous l’Eucharistie ? Que représente-t-elle pour nous ?

 

L’aveugle né (Jn 9, 1-41)

Le texte est long mais comment le couper ! Jésus intervient au début et à la fin. Entre temps nous suivons le cheminement de l’aveugle de naissance devenu voyant (clairvoyant). Les interrogatoires qu’il subit et le témoignage qu’il donne le font progresser dans la connaissance de Jésus jusqu’à sa profession de foi finale. Au plan spirituel, l’humanité est aveuglée par le péché. Elle est incapable de reconnaître le vrai Dieu. Par la foi et le baptême (la piscine de Siloé) Jésus façonne l’homme nouveau comme Dieu avait créé Adam (avec de la boue) et illumine notre regard. Demandons à Dieu la grâce de la clairvoyance spirituelle.

 

La résurrection de Lazare

(Jn 11, 1-45) 

Encore un long récit ! Mettons-nous à la place des deux sœurs du défunt, Marthe et Marie. Écoutons ce qu’elles disent et soyons attentifs aux réponses de Jésus. Remarquons aussi ce que saint Jean nous révèle des sentiments de Jésus, de son humanité. Pensons à tous ceux qui sont affrontés à la mort de quelqu’un de proche et d’aimé, à leurs questions vis-à-vis de Dieu. Comment s’exprime notre espérance chrétienne ?

 

 

 

 

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