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Noël, c’est accueillir Jésus et notre prochain.

Édito du dimanche 18 décembre 2022

par le diacre Hervé LEJEUNE


Noël, c’est accueillir Jésus et notre prochain.

L’Avent, c’est se préparer à accueillir le Christ. C’est, comme Marie et Joseph, accepter d’être dérangé par Dieu. C’est dire « oui » à une annonce inattendue qui change la vie, comme celle de l’ange dans le songe de Joseph qui lui dit : Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (Mt 1,21).

Joseph avait de quoi renoncer mais non, il ne tergiverse pas : à l’annonce qui lui recommande une attitude en dehors de la loi, la loi de Moïse, il dit « oui ». Joseph passe de la convenance sociale à la collaboration avec Dieu. Il dit « oui » à un fils qui se réclamera d’un autre père et auquel il doit donner un nom qu’il ne peut choisir. Joseph accepte cette paternité dans l’effacement total.

En cela, Joseph, avant tout autre, est un parfait disciple. Il accomplit sa conversion : il transforme son projet personnel en adoptant celui de Dieu. Les « oui » de Joseph anticipent ceux des disciples qui quittent tout pour suivre Jésus.

Mais en disant « oui », Joseph ne prend pas seulement Marie chez lui, il prend aussi en lui sa propre blessure. Il nous montre le chemin de l’engagement absolu dans le projet de Dieu. Ce projet aujourd’hui, c’est aussi l’option préférentielle pour les pauvres, chère à la pensée sociale de l’Église et à notre pape François, car chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait, dit Jésus (Mt 25,40).

C’est pourquoi, à Noël, on peut s’extasier devant la naissance du Christ, le Verbe fait chair, mais en même temps, il faut aussi accueillir l’autre chez soi. Accueillir Jésus, c’est aussi accueillir son prochain avec ses joies et ses souffrances.

Sachons faire de ces derniers jours avant Noël un temps d’accueil : l’accueil du Christ bien sûr, mais aussi l’accueil des blessures et des souffrances de ceux qui, dans nos familles, dans notre environnement professionnel, dans notre quartier, partout où nous sommes, attendent un regard, une parole, un sourire, une aide… pour partager la joie de Noël !

Hervé Lejeune, diacre


Lectures du dimanche 18 décembre - 4e dimanche de l'Avent

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 7, 10-16)

En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous). De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon. »

Psaume 23 : R/ Qu’il vienne, le Seigneur : c’est lui, le roi de gloire !

Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 1, 1-7)

Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur.

Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 1, 18-24)

Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.

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