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Les mots pour dire Noël

Edito du 25 décembre 2022

par le père Jacques de Longeaux, curé

Dans l’espace public, par précaution, pour ne pas paraître chrétien, il est aujourd’hui convenu de se souhaiter de « belles fêtes de fin d’année » plutôt qu’un « joyeux Noël ». On peut le regretter, il est vain de se lamenter. Demandons-nous plutôt ce que signifie ce mot « Noël ».

D’où vient « Noël » ? Cette question, plusieurs enfants du primaire me l’ont posée lorsque je suis passé dans leurs classes. La réponse fait appel à l’étymologie latine (qui intéresse les enfants). Noël vient de natalis (dies), jour de la naissance. En espagnol Noël se dit Navidad, en italien Natale et en portugais Natal, où l’on reconnaît mieux l’origine latine (nativitas). Noël, c’est le jour de la naissance du Christ, c’est la fête de la nativité.

Le mot allemand Weihnachten (« nuit sacrée ») retient le caractère sacré de cette nuit, unique entre toutes, du 24 au 25 décembre. Quant à l’anglais, Christmas, il désigne la messe (la « messe du Christ ») célébrée d’abord dans la nuit, puis dans la journée en l’honneur de Jésus, Christ et Sauveur.

Je ne sais pas comment Noël se dit en d’autres langues… Celles-ci suffisent pour nous dire quelle est la joie qui illumine ce jour : c’est celle de la naissance d’un enfant. Pas n’importe lequel : la naissance du Christ, du Sauveur. La nuit de sa naissance est sanctifiée, on y célèbre la messe au milieu de son cours. Un jour ne suffit pas pour rendre grâce à Dieu pour la merveille qu’il accomplit dans l’incarnation de son Fils unique. L’Eglise célèbre Noël pendant huit jours jusqu’au 1er janvier compris où nous entrerons dans la nouvelle année en fêtant sainte Marie mère de Dieu.

Alors, oui, n’hésitons pas à souhaiter autour de nous un joyeux Noël !

P. Jacques de Longeaux

Lectures du jour


Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 52, 7-10)

Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a montré la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Psaume 97 : R/ La terre tout entière a vu le salut que Dieu nous donne

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

car il a fait des merveilles ;

par son bras très saint, par sa main puissante,

il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire

et révélé sa justice aux nations ;

il s’est rappelé sa fidélité, son amour,

en faveur de la maison d’Israël.

Lecture de la lettre aux Hébreux (He 1, 1-6 )

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Jn 1, 1-18)

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.




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