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Accord parfait

Edito du dimanche 12 février.

par le père Charles Adjobi pour les Clés, feuille d'information paroissiale.


Accord parfait


La pratique religieuse ne va pas sans l’obéissance aux préceptes divins. Ainsi, la loi de Dieu tient une place capitale dans la conception des gestes et attitudes de notre vie de foi. Venu mener toute chose à sa perfection, le Christ opère l’accord parfait des prescriptions divines dans sa loi d’amour qu’il nous invite à vivre.

A l’ère de l’obsolescence programmée et de l’innovation permanente où le changement détruit le passé révolu, la nouveauté qu’apporte le Christ se singularise comme une voie d’accomplissement : je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Aussi, l’obéissance à la parole de Dieu reste-t-elle une vertu de rigueur. Les commandements ne sont pas toilettés, mais ramenés à leur poids d’humanité et à leur valeur existentielle. Au fond, l’attitude du Seigneur Jésus interroge l’opportunité d’une interprétation rigoriste de la loi divine. Il reproche aux scribes et pharisiens de faire de la loi de Dieu un code de bonne conduite extérieure, au risque de conduire le peuple à un légalisme sans vie intérieure. Ainsi, le perfectionnement qu’il suggère règle un double défaut. D’une part l’application littérale, sans discernement, et donc fausse, des préceptes divins en les éloignant de l’esprit et de la vérité qu’ils portent. D’autre part, l’erreur de l’obéissance servile, donnant lieu à une religion de devoir tristement vécu. Le Christ appelle à vivre la parole de Dieu comme parole de vie et non pas à se servir des commandements pour nourrir nos intérêts et complexes de supériorité.

Le lieu symbolique de l’accomplissement reste le cœur, siège de la vie intérieure et des sentiments les plus nobles. Il est l’espace des combats contre les passions négatives par la force de l’amour. D’ailleurs, la fête de la saint Valentin de cette semaine est une occasion pour montrer que le cœur plein amour, pas seulement eros mais aussi agapê, reste le secret d’une vie heureuse. La mesure de l’accomplissement, c’est l’amour. Il est la seule réalité qui permet d’envisager la différence de l’altérité dans une totale liberté. L’amour ou la charité est le don le plus grand qui conduit à la miséricorde et à la fidélité. Le chemin du royaume exige de nous un renouvèlement et une communion plus profonde avec Celui qui est l’éternité d’amour. Le commandement d’amour est la voie de la perfection.

Bonne semaine !

Père Charles Adjobi


Textes du dimanche 12 février :



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